
mardi 29 mai 2007
blanc
Par Barthelemy le mardi 29 mai 2007, 08:21 - Barthelemy

Par hunza le dimanche 27 mai 2007, 10:57 - HUNZA-EXPE
Aujourd’hui, nous avons passé, du moins notre staff, trois heures de coups de fil et, finalement, la mauvaise surprise quant à la nécessité d’un permis s’est réglée à la pakistanaise : un brin d’intimidation, un zest de pleurnichement et… on passe en force... Nous partons donc pour cinq jours à Koksil, juste avant la frontière chinoise. De là, on devrait pouvoir skier des sommets avoisinants les 6000m en chaussant le long de la Karakoram Highway. Super plan en perspective.
Ici, à Karimabad, le temps est au gris depuis cinq jours, mais il y a peu de précipitations. Nous espérons trouver un ciel plus dégagé en montant vers le Nord. On est bien reposé, on a bien profité de ces quelques jours de répit. Christian et Mlle Tiffany sont maintenant acclimatés et prêts à franchir la barre des 5000m. Nous allons donc poursuivre notre périple à quatre sans compter le cook Ali qui, bien évidemment, est toujours de la partie. To be continued... le 31mai.
La bise
Caroline et Yannick
lundi 21 mai 2007
Par Matthieu le lundi 21 mai 2007, 12:34
samedi 19 mai 2007
Par hunza le samedi 19 mai 2007, 13:24 - HUNZA-EXPE

Mirshikar, petit flash back

photo pasu camp 2 5900m

yann qui fait la trace au fond le Pasu Peak

cherchez yann il est au sommet 7250m le petit point rouge
celle la elle est specialement pour 18 (ndlr)

tant que je gagne je joue

a la montee, lors de l ascension du Mirshikar

lors de la descente, pente extreme pour un paysage d enfer (arriere plan le Rakaposhi)

estocade sur le 2eme sommet 5600m en face camp base Pasu

dejeuner au camp de base du Pasu 4100m avec Ali notre cook
''Caroline et Yannick sont de retour à Karimabad pour goûter repos et douceur de la vallée. Ils nous ont envoyé cet email et des photos de leurs trois semaines de montagne avec trois sommets à la clef : ''
Après 12 jours au Passu Peak,du 5 au 17, nous voilà redescendus dans la vallée. Le but a été atteint, trois ascensions dans un style super léger et à vue (découverte de l’itinéraire de montée et de descente, pas de coup d’essai). Trois semaines, c’est court, mais ça c’est goupillé comme ça, en harmonie avec le grand beau temps. L’ascension du Passu a commencé le 10 mai, nous étions partis avec trois jours de vivres, dans l’optique d’une reconnaissance et d’une acclimatation. Mais dès le deuxième jour, notre routeur météo nous a annoncé une dégradation qui arrivait d’ici quatre jours. Le dilemme a donc été le suivant : soit terminer l’acclimatation, redescendre et attendre une autre période de beau, soit faire une halte, là où nous étions, à 5900 mètres, prendre un jour de repos, et tenter le sommet dans la foulée. Et si nous décidions de tenter le sommet, un nouveau problème se dressait : le manque de nourriture. Nous avons finalement décidé de tenter le coup et sommes partis à 5h30 du mat pour remonter le long - et désespérément plat - glacier du Passu. L’altitude a commencé à nous ralentir vers 6700. On s’est alors arrêté pour un maigre pique-nique : une boîte de sardine et une barre de chocolat. Le temps était sublime, on s’est reposé une demi-heure. Une fois reparti, l’espace entre nous a commencé à s’accentuer et Caroline a préféré s’arrêter à 7000m, ce qui était déjà un sacré morceau. Grand bravo ! Quant à moi, j’ai quitté les skis pour finir le triangle sommital en crampons. Vu le peu de globules rouges emmagasinés et le manque de bouffe, ça a été assez dur : souffle court et cadence minimum. Néanmoins, une heure plus tard, j’ai atteint le sommet du Passu. Quel bonheur et quelle vue ! Je suis resté environ un quart d’heure. J’ai fait quelques photos et je suis descendu rejoindre Caro qui m’attendait skis aux pieds. À vrai dire je m’inquiétais un peu de son état physique et psychologique après sa première incursion à 7000. Mais tout allait bien.
Deux heures plus tard nous étions de retour à notre tente à 5900 mètres. Nous avons partagé une minute soupe et bus quelques gorgées d’eau sucrée. Et comme la veille, nous avons dormi tiraillé par la faim. Le lendemain, il nous fallait encore redescendre 1700m de ski plus bas, pour rejoindre notre cook Ali au camp de base. On a opté pour la rive droite du glacier qui nous paraissait skiable et qui raccourcissait bien le retour par rapport à la rive gauche, qui nous contraignait à déchausser et tout le tintouin... S’aventurer ainsi à vue a quelque chose d’angoissant. On se demande, en glissant à 50km/h dans une direction inconnue, si notre plan va fonctionner. C’est là qu’interviennent toute la confiance et la détermination. Nous savions que c’était possible et nous avions vu juste : à dix heures nous franchissions la dernière rimaye et, quelques minutes plus tard, on rejoignait Ali qui nous attendait chargé de poulet rôti, de sodas et de frites... Quel délice après cette diète ! Quel moment de plénitude, assis sur le glacier, heureux d’être de retour en admirant, un bout de poulet en travers de la bouche, ces magnificences partout autour de nous.
À Karimabad nous avons retrouver Christian (Trommsdorf) et une amie, nous ne savons pas encore si nous allons faire des trucs ensemble tout de suite. On doit de toute façon partir avec Vivi (Viviane Seigneur) et Christian au camp de base du Pumarikish début juin, pour le tenter à nouveau (échec en 2003) donc d’ici là on va continuer la peau de phoque. Nous prenons quelques jours de repos avant de repartir. Cette fois ci, nous sommes acclimatés, seule interrogation : la météo sera-elle au rendez-vous ?
Voilà ,voilà, prochain départ prévu dans quelques jours.
Caroline et Yannick
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