
Oberkampf
dimanche 13 mai 2007
Par hunza le dimanche 13 mai 2007, 12:43 - HUNZA-EXPE
Yannick au sommet du Passu Peak !
Coup de fil ce matin à 11h04, Yannick arrive au sommet du Passu et nous appelle pour qu’on l’accompagne pendant ses derniers pas jusqu’à 7284 mètres. Caroline a callé sur les 200 derniers mètres, épuisée après 1000 mètres de dénivelé à plus de 6000 mètres.
“Caroline est restée à 7000 mètres. Elle est montée de 5900 à c’est 7000 alors qu’on n’était pas bien acclimaté, c’est un exploit ! Elle était explosée, et moi aussi d’ailleurs je suis bien explosé. Voilà, je marche sur le sommet. C’est monstre beau ! Il y a des 7100 et là des 7800 et là une autre tripotée de 7000, c’est hallucinant ! Là, je crois que c’est le K2 au fond. Whaou ! C’est incroyable. Les conditions sont optimum et il fallait qu’on tente quelque chose. Mais surtout on n’était pas assez acclimaté. On n’avait passé que deux nuits à 5900 et il fallait y aller. On avait encore du beau aujourd’hui, mais après le temps risquait de changer et cela aurait repoussé la tentative d’au moins 10 jours. Je suis hyper content d’être monté, c’est génial. La veille, on avait fait la trace jusqu’à 6300 mètres dans 30 cm de fraîche. Aujourd’hui on a pu monter à peau jusqu’à 7000 mètres et puis Caro a préféré me laisser partir tout seul pour les 200 derniers mètres à pied. Putain je me gèle les doigts. Bon je vais y aller. Il y a Caro qui est toute petite sur le glacier là-bas en bas. Je vais pas la laisser seule trop longtemps. Je vais la rejoindre. C’est cool de vous entendre. Bon, on rappellera, salut tout le monde !”
Par Georges le samedi 12 mai 2007, 10:40 - Georges

jeudi 10 mai 2007
Par hunza le jeudi 10 mai 2007, 17:38 - HUNZA-EXPE
Nous avons établi notre camp de base au pied du Passu Peak et nous continuons notre acclimatation sur les sommets alentour. Dimanche, nous avons skié un 5500 : nous sommes montés à peau de phoque jusqu’à environ 5200 mètres pour finir dans 300 mètres de rochers pas facile du tout. La descente était bonne, pas trop raide (30 - 40 degrés de moyenne), dans une neige plutôt agréable à skier. Le problème c’est qu’au bout de notre couloir, il a fallu traverser le glacier de Passu pour regagner notre camp de base. Là, c’était vraiment galère. Le glacier est super sec et c’est devenu un chao indescriptible de crevasses et de lames de glaces. Je ne sais pas combien de crevasses on a été obligé de sauter, mais c’était la folie. On a mis environ 3 heures pour traverser. Il y avait de l’ambiance !
Du coût, on se repose un peu au camp de base avec notre cook, Ali. Finalement on a préféré avoir quelqu’un pour nous faire la cuisine et ce n’était pas une mauvaise idée. Il est sympa, nous prépare de la bonne bouffe, et puis il chante et il joue de la flûte. C’est agréable de l’avoir à nos côtés. On est bien installé et on peut observer à loisir notre objectif, le Passu Peak. L’itinéraire de montée s’avère compliqué car il y a une grosse barrière de séracs à contourner et puis des risques de chutes de pierre et tutti quanti. Donc on est vigilant, on étudie la face. Nous comptons attaquer d’ici une vingtaine de jours et, en attendant, on se concentre sur l’acclimatation. On va se refaire quelques sommets du coin en essayant d’éviter de traverser ce diable de glacier. Pour l’instant on a plutôt de la chance avec le temps, la météo est clémente par rapport à ce que l’on a l’habitude de voir au Pakistan. Espérons que ça dure. Et puis il y a plein de neige, tous les versants nord sont bien plâtrés, c’est super.
Voilà, voilà, prochaines nouvelles dans une semaine. On a appris pour Sarko, ça fait mal. La bise à tous.
Yannick et Caro
lundi 7 mai 2007
Par Matthieu le lundi 7 mai 2007, 11:39

dimanche 6 mai 2007
Par Georges le dimanche 6 mai 2007, 12:43 - Georges

samedi 5 mai 2007
Par hunza le samedi 5 mai 2007, 11:21 - HUNZA-EXPE
Le temps est magnifique et nous en avons profité pour skier une face nord sur un sommet à 5486 mètres. J’avais repéré cet itinéraire depuis la KKH, dans le bus qui nous menait de Gilgit à Karimabad. Après 25 heures de voyage, nous étions passablement vaseux et c’est dans cet état léthargique, un œil à demi ouvert, que j’ai remarqué cette superbe montagne. Nous étions cependant trop fatigué pour vraiment réfléchir et ce n’est que le lendemain, les idées plus claires, que nous avons décidé de nous rendre vers ce qui s’avérait être le Mirshikar Peak.
Le trip nous a prit deux jours. Nous sommes parti de 4100 mètres et avons entamé l’ascension d’un couloir de 600 mètres qui nous a mené à une arrête de neige parsemée de quelques longueurs de mixtes scabreuses. Une fois sortis de ce passage délicat, nous avons pu chausser les skis à 4900 mètres pour rejoindre le glacier suspendu. Après un bivouac, nous sommes partis à 5 heures du matin pour une superbe ascension à peau de phoque jusqu’à l’arrête sommitale que nous avons atteint à 13 heures. Une fois là-haut, que dire du panorama si ce n’est que se ne sont pas de 4000 qui nous entouraient, mais des 7000 + ! Le gigantisme du Karakoram nous a saisit de plein fouet. Cependant, il nous restait à descendre et, comme nous faisons toujours au plus simple, nous avions prévu de redescendre par un autre itinéraire, le versant nord, sur 1500 mètres de face. Le tout « à vue », cela va de soit. Bref, c’était un peu stressant de chercher l’accès du couloir versant nord. Nous avons fini par dénicher un passage dans une pente à 55 degrés dans lequel nous avons préféré poser une corde pour négocier les premiers 50 mètres – on ne s’appelle pas tous Anselme Baud. Après ce rappel, c’est encore « à vue » et sur une pente à 50 degrés que nous avons entamé la descente de ce couloir magnifique : 1250 mètres entre 40 et 50 degrés sur une pente très large, de quoi faire rêver tous les freeriders ! Ce n’est qu’aux alentours de 5 heures de l’après-midi que nous avons rejoint un alpage à 3000 mètres pour retrouver un chauffeur et sa jeep qui nous attendaient.
Voilà un premier mets de choix et nous sommes d’autant plus ravis que nous avons laissé la montagne telle qu’elle était avant notre venue. Le style alpin a l’avantage de respecter une éthique : laisser le moins de trace possible de notre passage. Cela nous rend d’autant plus heureux que tout reposait sur NOUS. Il est maintenant temps de penser à notre prochain objectif : le Pasu Peak (7478 mètres). Nous y partons directement avec un peu d’avance sur notre acclimatation, donc tout va pour le mieux. Prochaines nouvelles aux alentours du 8 mai (les élections seront passées et j’espère bien que Sarko se sera fait éjecté).
On vous embrasse.
Yannick et Caro.
jeudi 3 mai 2007
Par Matthieu le jeudi 3 mai 2007, 18:30

vendredi 27 avril 2007
Par Matthieu le vendredi 27 avril 2007, 23:43 - en general
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